Le 1er juin 2016, dans le cadre du colloque annuelle de l’Assocation canadienne d’études cinématographiques, j’ai présenté un état de la recherche que je mène actuellement sur le film d’Harun Farocki, En Sursis (cf. pour mémoire la bibliographie partagée sur ce carnet il y a quelques semaines). Intitulée Réinterpréter l’esthétique de l’archive d’Harun Farocki à l’aune de sa pratique du montage pour En Sursis (2007), celle-ci a pris place dans le cadre d’un panel sur L’Évolution des pratiques en fonction du support audiovisuel (programme … Continuer la lecture de Réinterpréter l’esthétique de l’archive d’Harun Farocki→
Il aura suffi d’une vidéo pour mettre fin à l’intoxication de l’hôpital Necker. Parmi les hauts faits de l’application Périscope, dédiée à la diffusion en direct d’enregistrements au smartphone, rachetée par Twitter en 2015, il faudra désormais compter la vidéo du journaliste du Monde Pierre Trouvé, réalisée le 14 juin…
Dans son édition 2016, le petit Larousse a ménagé une place à 150 nouveaux mots, dont le nom commun « tuto ». La définition nous apprend qu’il s’agit d’un « guide d’apprentissage, sur support papier ou sur internet, constitué d’instructions visuelles (photos, vidéos) montrant comment réaliser une tâche dans des domaines très variés tels que les loisirs créatifs, le bricolage, la beauté, la cuisine, la photo, etc ». Le petit Larousse prend ainsi en compte l’émergence progressive d’un phénomène spécifique, qui n’est pas celui des tutoriels (un mot qui reste attaché à son origine informatique : un logiciel permettant de se former à d’autres logiciels), mais des « tutos ».
J’ai toujours éprouvé une certaine fascination pour l’exemplaire Albert Kahn. Son projet, au-delà de la philanthropie et de l’humanisme affiché, semble démontrer qu’il ressentait très puissamment le pouvoir de la photographie, sa capacité à provoquer une mélancolie dont l’objet n’a pourtant aucun lien biographique avec nous. Aujourd’hui (14 juin 2016), un ami facebook partage un […]
Résumé. Longtemps intuition diffuse, le réalisme indiciel attribué à la photographie prend la forme d’une théorie proprement dite avec les travaux de Susan Sontag, Roland Barthes, Rosalind Krauss (et rétrospectivement Walter Benjamin), entre 1977 et 1990. Celle-ci repose sur le postulat d’une identité de la photographie conférée par sa technique,…
Parmi les essais qui composent Mythologies, Roland Barthes a retenu la crue de la Seine de janvier 1955 (7,10 m à Paris-Austerlitz). L’édition illustrée proposée en 2010 par Jacqueline Guittard reproduit le reportage de Paris-Match, une des sources du commentaire, qui permet de découvrir la permanence des motifs et du…
A l’occasion de la parution du n° 34 de la revue Etudes photographiques, je reproduis ci-dessous mon éditorial. Après avoir abondamment nourri l’intérêt pour la photographie à la fin du XXe siècle, le questionnement théorique s’était brusquement tu avec le choc du numérique. L’abstraction du pixel ne contredisait-elle pas…
Ce billet, qui prend la forme d’un entretien, fait partie d’un travail de compréhension et de description de la façon dont la bande dessinée peut servir l’activité de recherche. Une des questions qui se...
En général, les phénomènes météorologiques sont une occasion génératrice d’activité photographique sur les médias sociaux, la première neige ou les cerisiers printaniers, sont des moments pour un groupe habitant la même zone géographique d’accueillir les changements saisonniers par le partage d’une expérience collective relayée sur les réseaux sociaux. Cependant, lors des périodes de fortes pluies ou des inondations, qui touchent des pays européens depuis trois jours, la publication de photographies ou de vidéos semblent ne pas être aussi visibles sur les réseaux amicaux.
Chères et chers collègues , Nous vous invitons chaleureusement le mercredi 10 juin au huitième et dernier atelier du cycle mené par l’Association de Recherche sur l’Image Photographique (ARIP) pour la saison 2015-2016. Avec toujours comme objectifs de découvrir de nouveaux sujets de recherche et d’aborder des questions de méthodologie de la recherche en histoire de la photographie, dans un cadre bienveillant et participatif, nous aurons le plaisir d’accueillir Lila Neutre, doctorante à l’École Nationale Supérieure de la Photographie d’Arles et Pierre-Emmanuel Perrier de … Continuer la lecture de Atelier de l’ARIP : mercredi 10 juin à 18H30→
Un film est d’abord une suite d’images qui se donnent à voir, les unes après les autres, cadrages après cadrages. Une suite. C’est ce que nous rappelle le film beau et fort de Magnus Von Horn. Le lendemain ne se raconte pas, il se suit, pas à pas, les yeux et l’esprit grands ouverts.
Compte-rendu l’atelier de l’ARIP du 10 mai 2016 Une dizaine de personnes est présente lors de cette réunion qui se tient en salle Demargne. Nous accueillons Mathilde Redaud pour une présentation intitulée “Les archives inédites de l’ARPA : une source précieuse aux enjeux méthodologiques”. Mathilde Redaud a achevé son Master à l’Université Bordeaux Montaigne et se propose de revenir sur les enjeux méthodologiques de son travail deux ans après sa soutenance et en vue d’un projet de thèse. Sa présentation se développe selon trois axes : Présentation … Continuer la lecture de Compte-rendu de l’atelier du 10 mai 2016→
Paul Ricœur caractérise avec Aristote le récit par l’intrigue, ou agencement des faits, qui subordonne la considération des caractères à celle de l’action, et présente une histoire comme une temporalité close, auto-organisée et signifiante1. Le roman policier ou le récit historique fournissent les exemples achevés de cette narration méthodique, strictement…
Lorsque je me suis mis en quête d’études sur le portrait au XIXe siècle, j’ai été surpris d’en trouver si peu. Tous les historiens s’accordent néanmoins pour affirmer que ce siècle fut celui du portrait. Le nombre des effigies peintes ou sculptées y atteignit des sommets, en lien avec l’affirmation d’une clientèle bourgeoise avide de cette forme symbolique de reconnaissance sociale. Divers indicateurs se révèlent pertinents pour mesurer ce phénomène : le grand nombre d’ateliers de portraitistes dans les principales capitales européennes ; la part croissante des portraits présentés lors des Salons successifs (jusqu’à 30 % certaines années) ; la fortune acquise par les peintres de portrait les plus renommés.
Je reproduis ci-dessous un article de Pierre-Cyrille Hautcœur, président de l’EHESS, paru dans Le Monde du 26 mai 2016 (édition abonnés). Le 29 avril, le premier ministre a proclamé les résultats du jury de confirmation des «initiatives d’excellence» (IDEX), dotant définitivement les universités fusionnées de Bordeaux, Marseille et Strasbourg d’accroissements…